EXEMPLE DE RÉCLAMATIONS

EXEMPLE DE RÉCLAMATIONS

La société fermée X de taille moyenne a conclu que son vice-président, Ventes, qu’elle avait recruté un an auparavant alors qu’il était à l’emploi d’une autre entreprise, était un incompétent. En l’espace d’un an, il a instauré au sein de la société une culture du secret et a annoncé à la direction des prévisions exagérément optimistes tout en restant vague sur la réalité du marché. En outre, il a été incapable de recruter du personnel doué pour la vente. Il a plutôt contraint son équipe des ventes à saisir toute occasion d’affaires sans se préoccuper de mettre en place une stratégie de ventes solide et concurrentielle. Les membres de la direction se sont réunis afin de discuter du faible rendement de leur vice-président. Ils ont notamment envisagé la possibilité de lui partager leurs préoccupations. Finalement, ils ont décidé qu’il serait moins déstabilisant pour l’entreprise de le congédier sans le prévenir.

L’un des membres de la direction a fait remarquer qu’il serait avisé d’obtenir des conseils juridiques avant de procéder à ce congédiement. Après tout, ce vice-président gagne beaucoup d’argent et occupe un poste de direction, ce qui exige qu’on procède de la bonne manière. Les autres membres de la direction s’opposent à ce qu’on demande des conseils juridiques, car ils ont le sentiment que cela ne fera que prolonger cette situation et entraînera des frais additionnels. La société a vu ses revenus diminuer par la faute de ce vice-président et aussitôt qu’il quittera la société, celle-ci pourra commencer à renverser la tendance systématique à la baisse des ventes dont il est responsable. En outre, l’un des loisirs préférés du chef de la direction est de regarder des séries judiciaires à la télévision et celui-ci est pas mal convaincu que ce vice-président peut être congédié pour un motif déterminé, car la société a une bonne raison de le faire : il est nul !

Prétextant une réunion d’urgence ayant pour objet de parler d’une nouvelle possibilité d’affaires, le chef de la direction convoque le vice-président dans la salle de réunion où l’équipe de direction est présente. Il est informé qu’on est insatisfait de son rendement et que la décision a été prise de le congédier. Selon l’équipe de direction, il a donné une fausse idée de ses compétences en matière de ventes et il a pris trop de vacances. L’équipe de direction a donc pris la décision de le congédier pour motif déterminé et il ne recevra aucune prestation de départ. On lui demande de remettre son portable et son Blackberry puis on lui fera parvenir le reste de ses effets personnels.

Quelques jours plus tard, l’équipe de direction reçoit une lettre de l’avocat du vice-président les informant que celui-ci exige une prestation de départ équivalant à une année de salaire, le versement de toutes ses commissions impayées, les indemnités pour une année, de même que des dommages-intérêts pour la façon humiliante avec laquelle on l’a congédié. La société X choisit d’ignorer cette lettre.

Peu de temps après, la société reçoit une demande introductive d’instance contre elle et les membres de l’équipe de direction qui stipule que le vice-président congédié exige un montant de 250 000 $ de prestation de départ, des commissions impayées pour une somme de 100 000 $ et des dommages-intérêts en réparation de l’humiliation et de la discrimination subies. L’ancien vice-président allègue que ses « vacances trop nombreuses » représentaient en réalité des congés de maladie pour traiter un problème de santé et que la société était informée de cette situation. Il prétend que la société est coupable de discrimination pour l’avoir congédié en raison de cette maladie et qu’elle s’est également rendue coupable d’une violation des lois relatives aux droits de la personne. De plus, la manière dont le vice-président a été congédié était à la fois dégradante et insensible. C’est pourquoi il a droit à des dommages-intérêts pour l’humiliation subie.

La société X fait rapport de la situation à son assureur. Celui-ci confirme que la société est couverte par sa police d’assurance responsabilité des administrateurs et dirigeants pour le volet assurance responsabilité liée aux pratiques d’emploi. Les services d’un avocat d’expérience en droit du travail sont retenus par l’assureur pour représenter les défendeurs. L’avocat a étudié la cause et a recommandé sur-le-champ aux défendeurs de verser au plaignant une prestation de départ. Au Canada, le licenciement pour justes motifs s’applique uniquement quand un employé se rend coupable de faute grave, ce qui a pour effet de résilier le contrat de travail. Cela n’est pas le cas dans la présente situation.

Des tentatives de règlement à l’amiable ont été faites et une prestation de départ raisonnable a été offerte au vice-président congédié. Cependant, aucune entente n’a pu être conclue parce que les positions respectives des parties étaient devenues irréconciliables. Le vice-président s’est refusé à réduire le montant qu’il exigeait pour l’humiliation et la discrimination subies. Il tenait à ce que cette affaire se rende devant le tribunal afin qu’il puisse démontrer le préjudice que son ancien employeur lui avait infligé.

Finalement, à la veille du procès, le litige fut résolu par un seul versement de 260 000 $. Les frais de défense payés par l’assureur se sont élevés à plus de 160 000 $.

Leçons tirées de cette affaire :

1) Au Canada, le licenciement pour cause est très difficile à défendre, à moins de disposer d’une preuve solide concernant l’inconduite d’un employé. Il est recommandé de recourir aux conseils d’un avocat avant de privilégier une telle approche.
2) Le fait de consulter un avocat avant de congédier un employé peut aider un employeur à éviter de commettre un sérieux impair quant à la manière de procéder pour ce congédiement. Le recours à des conseils juridiques permet à un employeur de gagner du temps et d’épargner de l’argent à long terme.
3) Les litiges en matière de congédiement injustifié peuvent se révéler très onéreux, particulièrement quand les positions des parties opposées sont inflexibles. La couverture d’assurance en matière de responsabilité liée aux pratiques d’emploi peut aider à contrebalancer ces coûts liés à l’exploitation d’une entreprise.

L’HISTOIRE DE TRISURA, 2ÈRE PARTIE

L’histoire de Trisura (partie 2 de 2): Insurance Business discute avec Mike George, chef de la direction et co-fondateur de Trisura, des conditions gagnantes menant au succès d’une nouvelle compagnie d’assurance. Ils discutent également de l’avenir de l’industrie au cours des prochaines années.


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À LA DÉFENSE DE LA SAUCE AU FROMAGE

À LA DÉFENSE DE LA SAUCE AU FROMAGE

Préparez-vous à lire une affirmation ahurissante. Une atteinte à la sécurisation des données peut toucher tout type d’entreprise, indépendamment de ses revenus ou de sa taille. Attendez une minute : revenons un peu en arrière. Cette affirmation a probablement été écrite et prononcée un millier de fois au cours de la dernière année à l’occasion de conférences et de séminaires, dans des salles de classe et pendant des réunions. Plus encore, les articles les plus populaires et publiés le plus souvent dans des sites Web, blogues et réseaux sociaux relatifs au secteur de l’assurance un peu partout sont à propos de … ? Le grand méchant loup en 2015 (et au-delà) se nomme cyber-risques !
 
Si le feu fait déjà rage, pourquoi alors y jeter plus d’huile ? Outre le fait que ce texte est affiché dans le blogue d’une compagnie d’assurance qui vend des produits relatifs aux cyber-attaques, les statistiques démontrent que les entreprises canadiennes ne sont pas encore convaincues de la nécessité de se procurer une assurance cyber-risque.
 
Un article paru dans le magazine Canadian Underwriter le 28 octobre dernier mentionne que 42 % des entreprises canadiennes ne détiennent pas une assurance cyber-risque, et ce, même si 87 % d’entre elles ont déjà été victimes de piratage à au moins une occasion. Aux yeux de ces 42 %, un produit d’assurance relatif au cyber-risque s’inscrirait logiquement dans la catégorie du « dernier recours » parce qu’un grand nombre de ces entreprises ne croient même pas que les conséquences d’une cyber-attaque sont si néfastes.
 
Qu’est-ce qui empêche les entreprises canadiennes d’agir ? Une partie du problème est sans doute attribuable au fait que les publications récentes ont tendance à être axées sur les statistiques portant sur la divulgation des incidents et les tactiques de prévention plutôt que sur les étapes à suivre clairement après la survenance d’une attaque. Il est maintenant temps de faire face à la musique. La prévention à elle seule ne suffit pas. Toute entreprise a besoin d’acquérir les connaissances requises et de se doter d’un plan d’action, aussi bien en matière de prévention, qu’en matière de réponse face à une cyber-attaque. Ce qui nous amène au titre de cet article. Avez-vous déjà mangé du macaroni sans la sauce au fromage ? Avez-vous déjà vécu un hiver canadien sans neige ? Avez-vous déjà vu une affiche d’un film de Steven Segal où il ne met pas en joue quelqu’un avec un fusil ? Ça peut toujours aller, mais dans tous ces cas, il manque quelque chose d’essentiel. En d’autres termes, vous n’en obtenez pas pour votre argent.
 
Des mesures défensives, telles que la formation du personnel et la mise à jour des logiciels, sont essentielles pour atténuer les risques. Cependant, cela ne suffira pas à dissuader un pirate informatique motivé. La priorité numéro un d’un pirate est de manipuler et de tromper. L’un des meilleurs exemples pour illustrer cette affirmation est le site de diffusion en continu en direct de Norse Corporation qui affiche les incidents de cyber-piratage en temps réel, et ce, partout sur la planète :
 
 
Fascinant, n’est-ce pas ? Et aussi un peu terrifiant. Si vous n’aviez pas conscience de la fréquence et de la férocité des attaques commises par les pirates, nous espérons que cette démonstration saura vous convaincre.
 
L’avocat du diable s’empressera de mentionner que bien peu de lignes sur cette carte semblent viser le Canada, alors pourquoi une entreprise canadienne devrait-elle se munir d’une assurance ? Tout d’abord, il serait naïf de penser que cette carte est en mesure de détecter 100 % des attaques. De plus, on peut aisément constater que notre statut de puissance mondiale (sur les plans social, économique, militaire, etc.) est étroitement lié à la grande notoriété de nos voisins du sud qui, selon la carte Norse Corp, sont ceux qui attirent le plus l’attention des pirates. Ou tout simplement, ce qu’il vous faut comprendre, c’est le fait qu’il suffit d’une seule attaque d’envergure pour mettre à genoux une société multinationale de plusieurs milliards de dollars (lisez ceci au sujet du virus « MyDoom ».).
 
Il existe d’autres raisons qui font que des entreprises négligent de souscrire une assurance cyber-risque. Celles-ci peuvent penser que leur statut de moyenne entreprise ou le fait que leurs employés ne sont pas dans une fourchette d’imposition supérieure fait d’elles une cible moins attrayante. Erreur ! Les pirates, qui se spécialisent dans le hameçonnage par courriel, ciblent les informations et non les revenus. Si une entreprise est exposée à une atteinte à la sécurité informatique comme, par exemple, une attaque d’hameçonnage – qui incidemment est responsable pour 91 % des attaques réussies – la force de sa défense repose tout autant sur les employés les moins bien rémunérés que sur les employés les mieux rémunérés. Tout simplement parce que l’argent n’est pas un facteur dans ces situations, du moins jusqu’au moment où il a été volé. Le scénario inverse s’applique aussi. Les petites et moyennes entreprises sont exposées au risque de devenir une cible si elles connaissent une croissance financière rapide. Une fois encore, il est utile de dire que la cible n’est pas l’argent de l’entreprise, mais bien les informations qu’elle détient.
 
Pour obtenir une protection complète, une entreprise doit souscrire une police d’assurance qui couvre tous les besoins spécifiques à ce risque particulier. Même les victimes les plus déterminées peuvent éprouver des difficultés majeures pour résoudre ces questions elles-mêmes. Elles peuvent également constater que quand une tentative de piratage échoue, une autre est en préparation. Cette problématique accroît la valeur intrinsèque des services de consultation externe. Les polices d’assurance fournissent souvent des services de consultation en matière d’atteinte à la vie privée. Il s’agit là d’une considération essentielle qui propose une approche claire centrée sur les étapes à suivre quand une violation survient. Cet aspect est encore plus nécessaire si votre entreprise ne compte pas parmi son personnel un professionnel en matière de sécurité informatique à temps plein.
 
Aucune profession ou entreprise n’est à l’abri des efforts des pirates et des fraudeurs qui souhaitent soutirer des renseignements confidentiels, et ce, quel que soit le logiciel anti-virus en place ou le niveau de formation des employés. Il existe une seule façon pour assurer que votre entreprise soit adéquatement préparée à affronter une cyber-attaque : combiner les mesures défensives en vigueur avec une police d’assurance qui vous aidera à atténuer les risques.
 
Si vous aviez un message à retenir de cet article, le voici : Ne mangez jamais votre macaroni sans la sauce au fromage ! Et souvenez-vous, combinez les mesures défensives avec la protection offerte par une police d’assurance.
 
Pour en savoir plus sur les raisons pour lesquelles une police d’assurance peut représenter un élément essentiel à une préparation adéquate en matière de cyber-risques , visitez notre site Web en cliquant ici.
2015 TOP BROKER SUMMIT

2015 TOP BROKER SUMMIT

Motivation. Acquisition. Disruption. Satisfaction. Creativity. Networking. Security. Trust. These were the words of the day at the 2015 Top Broker Summit.

Since 2011, Canadian Insurance Top Broker has hosted this all-day educational and networking event. The event has gained a reputation as one of the most valuable broker-focused functions in the industry. 2015’s edition did not disappoint. Taking place in downtown Toronto at the Ritz-Carlton Hotel, this year’s summit was well attended by a variety of brokerages and insurance company representatives, including Trisura.

This gathering distinguishes itself from others in the industry because it’s exclusive to brokers, and features a compelling spectrum of speakers. This year, the speakers ranged from information-focused to stand-up-and-shout eccentric, as well as those that were little bit in between.

Trisura repeated as an insurance CEO panel Sponsor, with Mike George once again participating on the panel.

Discussion began with a focus on the recent influx of merger and acquisition activity, with the CEO panel varying in their views on value vs. danger. To summarize the opinions, M&A is a necessary aspect of growth, but is not the single driving factor. Mike make the bold declaration that Trisura has received their fair-share of offers, around 30 to be exact, each one rejected on the grounds of staying independent, highly specialized, and preserving our unique culture. Then there’s the small matter of the asking price- a cool billion dollars (or two).

TRISURA IN THE PRESS: HOW THIS FIRM ATTRACTED OVER 30 POTENTIAL BUYERS

Tackling the issue of “disruptors”, Mike acknowledged that relationship industries, like insurance, are expensive and therefore vulnerable to low-cost disruptors. All the more reason to get the balance right between brokers and insurers.

Customer satisfaction and the treatment of clients was also a key topic for Mike and the panel. Mike made the point that the experience created for 20% of customers that provide 80% of your business should be exceptional, in other (familiar) words: a step above.

The line-up of speakers continued throughout the morning and into the afternoon, sharing insight on the importance in branding to have a singular message, and ways to subtly sell your brand via social media, without overtly making a sales-pitch.

Read up on creative director Chris Torbay

Follow Sean Beckingham on twitter.

Cyber Risk was on the menu during the lunch-and-learn session, followed by a research panel and Peer to Peer award presentations.

The day finished the way it began, with a motivational speaker. David Horsager presented his 8 pillar methodology of establishing trust, (Clarity, compassion, character, competence, commitment, connection, contribution, consistency) warning those in attendance that the biggest expense an organization can have is lack of trust.

David Horsager on his 8 Pillars of Trust.

To find out more about the presenters, you can follow the above and below links.

Motivational speaker Mike Lipkin.

Serge Solki from watsec cyber risk management.

A special thanks to our broker partners who sat with Trisura at our table, and to the good people at CI Top Broker for hosting and organizing the event.