Par Sara Ametrano et Matt Baynton

 

Imaginez un peu : nous sommes le 6 mars 2020. Un virus très contagieux se propage actuellement à l’étranger, mais au Canada, rien n’est changé. Nous allons au travail. Nous rencontrons les membres de notre famille et nos amis dans des restaurants. Nous voyageons même. Et puis, environ deux semaines plus tard, nous nous retrouvons également en confinement. Nous croyons alors que le retour au travail ou sur le chantier se fera dans quelques jours ou quelques semaines. Nous nous préparons à cette éventualité. Ce que nous ne savions pas, c’est que ces jours deviendraient des semaines puis que ces semaines deviendraient des mois. Et maintenant, plus d’une année a passé et nous nous sommes adaptés aux nouvelles normes de distanciation sociale et plusieurs parmi nous sont en télétravail.

Pendant que les cas d’éclosion de COVID-19 augmentaient ou diminuaient au cours de la dernière année, les chantiers de construction ont été fermés puis rouverts. Ces perturbations ont bien sûr engendré de la confusion et du stress parmi les propriétaires et les entrepreneurs. Ceux-ci étaient préoccupés par les délais dans l’échéancier de leurs travaux et par l’augmentation des budgets afférents. Bien souvent, les contrats conclus entre les maîtres d’ouvrage et les entrepreneurs comportent des avis de retard et une disposition relative à des cas de force majeure. Cependant, la terminologie juridique et certaines dispositions peuvent varier d’un contrat à l’autre. C’est un secret de polichinelle de reconnaître que l’arrêt puis la reprise des travaux dans l’industrie de la construction, de même que les ambiguïtés contractuelles ont eu un important impact sur les activités des entrepreneurs au cours de la dernière année.

Même si le secteur de la construction s’en est mieux tiré que la plupart des autres industries, il a connu son lot de défis. Les courtiers doivent comprendre ces défis auxquels leurs clients ont été confrontés afin de les aider à tirer leur épingle du jeu dans un monde post-pandémique.

Avant que vos clients entrepreneurs ne débutent un nouveau projet ou reprennent leurs activités, vous auriez avantage à discuter avec eux des enjeux suivants:

  • Est-ce que les règles en matière de distanciation sociale ou les retards dans la chaîne de production sur le site des travaux se sont traduits par une augmentation des coûts et une chute des profits?
  • Est-ce que les propriétaires ont bénéficié d’une aide financière prévue dans leurs contrats?
  • Est-ce qu’ils songent à modifier tout nouveau contrat pour y inclure des dispositions relatives à de possibles périodes de confinement ou des retards?
  • Ont-ils communiqué leur situation à leur institution financière et est-ce que celle-ci les soutient?
  • Ont-ils été en mesure d’ajouter à leur carnet de commandes en signant des contrats profitables?

Dans cette nouvelle réalité, les courtiers sont appelés à jouer un rôle important en aidant les entrepreneurs à naviguer efficacement dans les méandres de la pandémie. De plus, les courtiers devraient travailler dès maintenant avec leurs clients pour s’assurer que ceux-ci puissent bénéficier, le cas échéant, de toutes dépenses de relance qui pourraient faire partie intégrante d’un futur plan du gouvernement.

Conseil supplémentaire pour les entrepreneurs

Communiquez avec des conseillers avertis, notamment des avocats de droit de la construction. Ils seront en mesure de vous fournir des conseils sur la terminologie requise pour vos avis de retard. Ils pourront également vous guider sur la meilleure façon d’entreprendre un nouveau projet lorsque la pandémie sera chose du passé.

Qu’en est-il du soutien fédéral?

Le gouvernement du Canada a annoncé récemment son plan de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050. Le gouvernement a décidé de faire appel à la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) pour l’aider à réaliser cet objectif, ce qui nécessite du soutien dans cinq grands secteurs : transport en commun; infrastructures vertes; commerce et transport; Internet à haut débit; et énergie propre. La BIC a déjà pris des mesures concrètes pour atteindre cet objectif ambitieux en annonçant un plan d’investissement de 10 milliards de dollars au cours des trois prochaines années afin de soutenir la croissance économique et de créer de nouveaux emplois dans plusieurs secteurs, dont la construction.

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Les opinions exprimées dans le présent article sont celles de l’auteur uniquement; elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de Compagnie d’Assurance Trisura Garantie, ni celles de ses sociétés affiliées ou partenaires.